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Après l'homélie, le prêtre dit, Mes frères, demandons au Seigneur de bénir ces cendres dont nos fronts vont être marqués en signe de pénitence. Et, après un bref temps de silence, il dit une des prières suivantes : Seigneur notre Dieu, toi qui aimes pardonner à ceux qui s'humilient et veulent réparer leurs torts, prête l'oreille à nos prières; en ta bonté, répands sur tes serviteurs qui vont recevoir les cendres la grâce de ta bénédiction : par leur fidélité à ce temps de pénitence, qu'ils parviennent avec une âme purifiée à la célébration de la Pâque de ton Fils. Lui qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Ou bien: Seigneur notre Dieu, toi qui ne veux pas la mort du pécheur mais sa conversion, dans ta bonté, exauce notre prière; bénis les cendres dont nous serons marqués, nous qui venons de la terre et devons retourner à la terre. En nous appliquant à observer le Carême, puissions-nous obtenir le pardon de nos péchés et vivre de la vie nouvelle à l'image de ton Fils ressuscité. Lui qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. En imposant les cendres, le prêtre dit à chacun : Convertissez-vous et croyez à l'Évangile. Ou bien : Souviens-toi que tu es poussière, et que tu retourneras en poussière. |
ENTREE EN CAREME MERCREDI
DES CENDRES
Jl 2,12-18 - Ps 50 - 2Cor 5,20-6,2 - Mt 6,1-6,16-18 Prière sur les offrandes : En t'offrant, au début du Carême, cette eucharistie, nous te supplions, Seigneur : inspire-nous des actes de pénitence et de charité qui nous détournent de nous-mêmes, afin que, purifiés de nos fautes, nous puissions mieux nous unir à la passion de ton Fils. Homélie du Père Marie-Joseph le Guillou o.p. : "
Nous entrons aujourd'hui en Carême. Quelle
est votre idée du Carême ? Il s'agit de l'épreuve au sens biblique du mot, c'est-à-dire de la mise en question de nous-mêmes par le Seigneur pour que nous devenions ce qu'il veut par l'écoute de sa Parole et par sa mise en pratique dans nos vies. Il s'agit d'abord de contempler le Christ qui a pris sur lui notre épreuve jusqu'au bout.
"
Tout Fils qu'il était, apprit, de ce qu'il souffrit l'obéissance
; Le Seigneur
fait ainsi pour nous. Il veut dégager ce qu'il y a de mauvais en
nous pour nous faire entrer dans sa propre plénitude. St Pierre
nous dit que le Christ "le juste est mort pour les coupables afin
de vous introduire devant Dieu. Dans sa chair, il a été
mis à mort, dans l'esprit il a été rendu à
la vie ".C'est une chose merveilleuse de contempler le Christ juste,
innocent, mort pour nos péchés qui nous introduit dans le
mystère de Dieu. Nous sommes engagés dans ce mystère
de mort et de résurrection et nous nous ne pouvons pas passer ce
temps de Carême sans entrer dans la joie de Dieu, dans la joie de
Pâques, car ce qui est derrière c'est la mort et la résurrection.
" Dans sa chair, il a été mis à mort, dans l'esprit
il a été rendu à la vie ". Nous n'avons
pas le droit de regarder la mort comme un obstacle, mais comme une rencontre
avec le Seigneur qui fait de nous des êtres libres, vivant pour
Dieu. Mais vous me direz, mourir ainsi est-ce possible ? Je vous réponds
sans hésiter que c'est le regard de Dieu sur notre vie et le regard
qu'ont eu les apôtres sur leur propre vie. C'est le regard qu'ont
eu aussi les saints sur leur propre vie. Il s'agit de mourir pour vivre
de toute la vie de Dieu, pour connaître l'aventure du mystère
de Dieu. Le
carême doit être pour nous une rencontre nouvelle avec le
Seigneur, Nous
avons à renouveler constamment notre baptême :
cela suppose que nous puissions voir toutes les épreuves de notre
vie avec une conscience droite. Cette parole
est vivante, elle nous introduit dans le mystère de Dieu. |
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