Année B

Trente-troisième dimanche du temps ordinaire de l’année B

Daniel 12, 1-3  Hébreux 10, 11-18 Marc 13, 24-32

 

En cette fin d’année liturgique, l’Eglise nous met devant une grande exigence, celle de prier et d’être toute prière pour recevoir le Christ qui va venir sur les nuées avec puissance et grande gloire. Il s’agit pour nous de prier. La prière fait l’homme et nous sommes à la mesure même de notre prière. La prière nous est demandée par le Seigneur pour que nous soyons prêts à le recevoir. Veillez et prier. C’est l’exhortation du Seigneur la plus simple et la plus profonde. Priez ! Demeurez dans la prière. Demeurez dans cette attitude de contemplation et de demande du Seigneur pour le rencontrer.

Nous sommes appelés à rencontrer le Seigneur et le ciel est la grande réalité de notre existence. Nous sommes appelés à être à jamais auprès du Père avec son Fils et les images que Jésus emploie sur les étoiles qui tombent du ciel sont des expressions pour traduire la détresse de la création devant son Créateur. Mais ce n’est pas une détresse pour l’Eglise car pour elle, tout est lumière. Il s’agit en effet du jugement du Seigneur. Le Seigneur vient. Il est proche de nous et nous pouvons attendre sa venue avec confiance.

Son jugement n’est pas celui d’un bourreau ni de quelqu’un qui nous serait extérieur. C’est le jugement de celui qui habite le plus profond de notre cœur, qui nous appelle à le rejoindre, qui nous appelle à le reconnaître pour être avec lui. Nous devons aborder le jugement avec sérénité dans la lumière, avec joie puisque le Christ est venu sauver le monde.  « Je ne suis pas venu dans le monde pour le juger mais pour le sauver ». (cf.. Jn 3, 17). Il faut demander au Seigneur d’être vigilants pour attendre le Christ, de veiller afin de ne pas être surpris. C’est possible puisque tout est fondé sur l’unique sacrifice du Christ qui s’est offert et qui est maintenant assis à la droite du Père.

Tout repose sur le mystère du Christ déjà auprès de son Père. Nous savons que si nous sommes de bonne volonté et si nous demandons au Seigneur son pardon, il nous est accordé. Il nous est accordé à l’infini de la miséricorde du Seigneur. Dieu nous aime. Dieu nous aime chacun par son petit nom. Il nous connaît comme personne ne nous connaîtra jamais. Il pénètre en nous pour nous révéler ce qui apparaîtra à la fin des temps. Tout sera dans la lumière. Quand vous pensez au jugement pensez à la lumière qui éclaire, à la lumière qui sauve, à la lumière qui est toute transparence d’amour. La lumière du jugement est une lumière de vérité, d’amour, de paix, de joie et le Seigneur nous y engage.

Demandons au Seigneur, dans l’Eucharistie que nous allons célébrer, de découvrir le Seigneur qui nous attend. Il est auprès du Père. La porte est proche. Il est prés de chacun d’entre nous. Aussi courte que soit notre vie, il est auprès de nous et il nous sauve. Remettons-nous au Seigneur complètement parce que le ciel et la terre passeront mais les paroles du Christ ne passeront pas. Louons le Seigneur, chantons son nom, chantons ce sauvetage qu’il fait de nous-mêmes et tout se manifestera dans la lumière et nous serons lumière les uns pour les autres. Que la joie et la paix de Dieu soient dans votre cœur. Amen !

(Extrait du livre : Seigneur rien n'est plus vrai que ta parole.Homélie, année B. Parole et Silence )

 

 

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