Conférence du Père LETHEL :

Saint Maxime et le travail théologique
du Père Le Guillou

(extraits)

  



Pour ceux qui ont cheminé avec [ le Père Le Guillou ] au plan théologique , il a été à la fois un témoin, un père et un maître. Un témoin, un père et un maître, et cela de façon très unifiée. Toute sa science de maître, il la communiquait à ses disciples avec un amour de père, et cela parce qu'au plus profond il était un témoin, "un témoin parmi nous", témoin de Jésus, la lumière qui brille dans les ténèbres et qui a triomphé des ténèbres par la Croix.

Le Père Le Guillou nous a d'abord appris par son exemple que le théologien doit être un témoin du Mystère, et en ce sens, un mystique. Mais plus profondément encore, le témoin, c'est le martyr, et c'est ici que la figure de saint Maxime le Confesseur prend toute sa signification, comme figure emblématique : Maxime, théologien et martyr. Témoin rayonnant de la lumière au cœur des ténèbres, Maxime nous a montré le vrai chemin de la théologie, comme le service de la vérité qui est Jésus, et Jésus crucifié, Jésus serviteur. Maxime, tel que le Père Le Guillou nous l'a présenté, nous a aidés à redécouvrir le vrai sens de dogme de l'Église, non pas une vérité dont on se sert (quand on prétend s'en servir on la trahit), mais la vérité même de Jésus serviteur, vérité aimée, vérité servie jusqu'au don suprême de sa vie.

D'une autre manière et en un autre temps que celui de Maxime le Confesseur, en notre temps, le Père Le Guillou nous montre ce qu'est une vie toute donnée à Jésus et pour Jésus. C'est au fond le même témoignage, toujours profondément marqué par la croix, par l'agonie de Jésus, et aussi par sa transfiguration.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
   
 

© 2003, L'Association "Père Marie-Joseph le Guillou o.p."